Interview avec le fondateur de Maison Landemaine, Rodolphe Landemaine

LIVE avec Valérian Fauvel (Jumanji 2030) le 9 avril 2026

📺 Replay vidéo

🎙️ Replay audio

8 leçons tirées du LIVE avec Rodolphe Landemaine, fondateur de Maison Landemaine - un groupe de l’industrie agro-alimentaire qui génère 100 millions d’€ de CA dont 80% des profits sont redirigés vers une fondation.

Intro

Rodolphe est artisan boulanger. Il a monté un réseau de 30 boulangeries entre Paris et Tokyo (Maison Landemaine), lancé une marque 100 % végétale (Land & Monkeys) et une start-up qui remplace les œufs dans les recettes (Yumgo).

Et depuis quelques années, il a transformé son groupe pour transférer la valeur créée de son vivant, à destination du bien commun. Pas par sacrifice, mais par conviction profonde; et surtout avec 💡 une architecture qui rend ce choix structurellement irréversible.

1. Le déclic vient d'une contradiction personnelle

Rodolphe a grandi dans une famille sensible à la cause animale. Alors que son entreprise est déjà florissante, il reprend une alimentation végétalienne et se retrouve à travailler massivement des produits qu'il se refuse lui-même à consommer. C'est cette tension-là qui déclenche tout. Il creuse, lit, s'acculture. Il découvre que près de la moitié des gestes éco-citoyens tiennent dans la façon dont on se nourrit, et que son industrie est au cœur du problème.

"J'appartenais à une industrie qui avait un rôle prépondérant à jouer sur les grands enjeux du 21e siècle. C'était pas un cadeau."

2. Optimiser son modèle d’affaire, ça plafonne l’impact à 30%. Pour aller plus loin, il faut tout reprendre.

Avec le Shift Project, Maison Landemaine mesure ce qu'elle gagne à végétaliser son offre : ~30 % de décarbonation. C'est déjà énorme, mais c'est aussi le plafond de ce que l'optimisation peut donner, quelle que soit l'industrie.

Rodolphe repart d'une feuille blanche. Il liste toutes les problématiques de son secteur et donne à chacune une réponse structurelle : supprimer le plastique, retirer la protéine animale, plafonner les hauts salaires, flécher les profits vers une mission. Il ne cherche pas une amélioration marginale mais un autre modèle.

"C'est très bien 30 %. Mais ce n'est pas suffisant pour les grands enjeux qu'on va devoir affronter dans les décennies à venir."

3. La transformation de l'entreprise commence par celle de l'entrepreneur.