Par www.gaiaconnect.co
Mon job a-t-il un sens ? Une question cruciale que nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à nous poser. Si tu cherches à avoir un impact positif dans ton travail, mais que tu ne sais pas par où commencer, ce guide explore les tendances futures des secteurs et des métiers, offrant des pistes pour trouver un emploi à fort impact positif.
Le contenu
Executive Summary
- Les études indiquent que les Français recherchent davantage de sens dans leur travail, reflétant ainsi une évolution majeure dans le monde professionnel.
- La recherche de sens au travail est un concept complexe et subjectif qui vise à harmoniser les valeurs individuelles. La conscience des enjeux écologiques et sociaux motive également 57 % des répondants (étude d'Audencia et Jobs-that-make-sense).
- Un "job à impact" est un travail qui, en s'attaquant aux défis actuels, manifeste une volonté de transformer la société, générant un impact positif aussi bien sur ses aspects sociaux que sur son impact environnemental, tout en évoluant progressivement dans un processus de changement.
- Tous les secteurs d'activité doivent jouer un rôle majeur dans la transition vers un avenir durable. Ils seront tous impactés et devront se transformer. Plusieurs rapports révèlent des prévisions significatives de création et de suppression d'emplois selon les orientations sociétales (The Shift Project, DARES).
- Les métiers à impact sont variés et tous peuvent avoir un impact, allant des emplois verts dédiés à l'environnement aux professions verdissantes intégrant des préoccupations environnementales. On trouve également des emplois traditionnels dans des organisations à impact, des postes de RSE visant à réduire l'impact environnemental, des métiers sociaux centrés sur l'humain, et des emplois publics au service du bien commun. Ils vont être de plus en plus nombreux. The Shift Project prévoit la création de ****1,1 million d’emplois verts d’ici 2050 afin d’assurer la transformation écologique de la société.
- Parmi les métiers à impact positif, six catégories de structures se démarquent, incluant celles axées sur la transformation sociale, les entreprises écoresponsables, les facilitateurs de la transition, les acteurs de la formation, les services publics, et les entreprises en transition qui, dans certains cas, peuvent malheureusement recourir au greenwashing.
- Les métiers verts nécessitent de nouvelles compétences techniques, tandis que les métiers verdissants impliquent des montées en compétences. Les compétences transversales seront essentielles pour résoudre des problèmes complexes. Les programmes de formation initiale et continue devront s'adapter pour répondre à ces besoins.
- Certains étudiants et anciens élèves de grandes écoles sont disposés à accepter une réduction de leur rémunération allant de 5 % à 20 % pour aligner leur travail sur leurs valeurs. Cette crainte de perdre en salaire est l’un des obstacles majeur à la transition. En dehors du secteur de l'ESS, où la rémunération est généralement inférieure d'environ 10 %, une baisse de salaire n'est pas nécessairement la norme. De nombreuses nuances interviennent en fonction du stade de la carrière, du type d'entreprise et de ses politiques salariales.
- Il est crucial d'évaluer honnêtement vos besoins fondamentaux pour déterminer le salaire nécessaire pour votre bonheur et votre bien-être lorsqu'on aborde la question de la rémunération.
I- Le travail à l'ère de la démission consciente : Le Sens au Travail au Cœur des Préoccupations
“Tout PDG qui pense gagner la guerre des talents en offrant un peu plus d’argent, un peu plus de télétravail et un abonnement à la salle de sport sera déçu. L’ère de la démission consciente est en marche”. Paul Polman (7)
Du “Quiet quitting”…
L'évolution du travail à travers l'histoire a marqué un changement significatif, passant d'un rapport de force favorable aux employeurs à une transformation des attentes des employés. Dans les années 90, les entreprises ont commencé à mettre en avant des avantages tels que les conditions de travail pour attirer les candidats. Cependant, avec la pandémie de COVID-19, de nouveaux concepts tels que le "quiet quitting", où les travailleurs restent en poste mais fournissent le minimum pour préserver leur bien-être mental, sont apparus.
…au “Conscious quitting”
Aujourd'hui, la quête de sens au travail, en particulier chez les jeunes, est au cœur des préoccupations. Les employés envisagent de quitter leur emploi si l'entreprise ne s'engage pas suffisamment en faveur de l'égalité sociale ou de la réduction de son empreinte carbone. Cette tendance est désignée sous le terme de "conscious quitting". (1)(2)
Un sondage OpinionWay publié en octobre 2021, 33 % des Français estiment même avoir complètement perdu le sens de leur activité professionnelle depuis le début de la pandémie. 4 actifs sur 10 envisagent de quitter leur emploi actuel au cours des 2 prochaines années pour un emploi qui aurait plus de sens. Les jeunes, les femmes et les managers sont les plus enclins à envisager de démissionner pour répondre à cette quête de sens. (3)